43% des Français pensent qu'en 2050, l'amour sera virtuel
Quelque 30 millions de personnes qui naviguent, plus de 5 millions d'internautes membres de réseaux communautaires, les Français deviennent fans du Net. Copinage, jeux, sorties, échanges professionnels, rencontres, sur la toile, les comportements changent, tout devient possible... même l'amour. A tel point que près d'un Français sur deux (43%) affirme qu'en 2055, on pourra tomber amoureux d'une personne sur internet ... et virtuelle de surcroît.
Avatar et séduction
Diantre, c'est pas rien. D'autant que s'ils sont un brin imaginatifs, au vu de l'engouement que suscitent des jeux comme Second Life et son monde virtuel, les Français pourraient bien avoir senti le vent. Sans surprise, les jeunes (62% des 18-24 ans) - les plus gros utilisateurs du Web et de ce genre de sites - mais aussi les célibataires sont les plus convaincus, jugeant tout à fait "envisageable de se faire séduire par un avatar" dans les années à venir, révèle un sondage Opinionway-Match.com.
"Ce résultat n’est pas anodin, il traduit la dynamique future des comportements amoureux (...). L’amour a toujours été le lieu de l’illusion, de l’imaginaire, pas étonnant qu’il soit celui des pseudos et des avatars. Il sera possible, dans un premier temps, de tomber amoureux d’une personne fictive, virtuelle, d’un “voluptueux mirage”. L’objet de quête de l’amour courtois sera déplacé dans les sphères du virtuel et des nouvelles technologies ; ce qui ne changera pas c’est l’idéalisation de l’être aimé." commente Ronan Chastellier, sociologue et expert Match.com de la relation amoureuse.
Opportunisme
Idéalisation de l'être aimé, certes, mais sans exagération. Un poil pragmatiques, les Français ont également compris ce qu'ils pouvaient tirer du Net, dont les innovations technologiques faciliteront certainement les rencontres, selon 61% d'entre eux. Et là, même si un sur quatre déclare qu’il sera prêt à vivre une relation purement virtuelle en 2055, trois sur quatre résistent : les émois platoniques, c'est follement romantique, mais le corps à corps, c'est pas mal non plus.
"L'amour ne sera jamais déterminé par la technologie et restera un événement pur, sans cause. Quant à la relation, elle sera toujours l’oeuvre du quotidien, de la réalité. Un paradoxe entre virtualité et réalité qui sera à résoudre dans le futur.", conclut Ronan Chastellier. L'eau à la bouche, non?
Crédit photo : leafar (Flickr)
Sondage Opinion Way pour Match.com réalisé en mai 2008 auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française.
4 opinions-
gudule34070, 26 août 2008 à 20:29
Et ta soeur ? elle ressemble à un ordinateur !
Déjà qu'on doit baiser dans du caoutchouc, alors si en plus c'est de la masturbation sur écran qu'on nous promet ! VIVE la REVOLUTION SEXUELLE ! ENFERMONS les malades du SIDA, par sécurité pour les baiseurs sains, et baisons à tout vent dans la nature : on est d'abord fait pour çà non ? -
Louisa Markova, 21 août 2008 à 21:08
Je voudrais tout de même dire que l'expérience est étonnante sur le moment. Et je ne regrette pas ce que j'ai vécu. A vrai dire, c'est un voyage et je ne voudrais pas qu'on interprète ce que j'ai dit comme quelque chose de négatif.
Si vous voulez le témoignage :
http://tplag.blogspot.com
Mais commencez en janvier. -
seb900, 21 août 2008 à 21:05
je suis bien daccord avec louisa markova ! l'amour virtuel resemble fortement a une sort de masturbation. De plus que va devenir les "sentiments" corporels ? -
Louisa Markova, 21 août 2008 à 18:34
J'ai expérimenté l'amour virtuel sur Second Life. J'écris mon expérience sur mon blog depuis le début de l'année. J'en arrive à la conclusion que finalement, à travers l'écran, on fait l'amour avec soi-même. Une sorte de masturbation qui se sert de l'autre qu'on ne connaîtra jamais. A la fin on se lasse.










