-25% en 6 ans: les jeunes français étudient de moins en moins à l'étranger
Casaniers les jeunes Français? Le mythe de l'Auberge espagnole aurait-il déjà vécu? A l'heure où le temps d'études passé à l’étranger devient une composante essentielle de tout cursus de formation supérieure, il semblerait que les étudiants français deviennent frileux et hésitent de plus en plus à tenter la grande aventure hors des frontières de l'hexagone.
Ainsi, avec une population étudiante en augmentation de 9% de 2000 à 2006, la mobilité internationale française aurait baissé de 25%. De même, si 80 000 étudiants étaient inscrits dans une université étrangère en 2003, ils étaient près de 77 000 en 2006, selon une récente étude CampusFrance.
Stagnation généralisée
Le ralentissement est là, mais on constate que le phénomène n'est pas unique à l'hexagone. En Grèce, mais aussi en Italie, au Japon ou au Royaume-Uni, le schéma est identique. Seule l’Allemagne affiche une évolution faiblement positive du taux de mobilité global avec plus de 94 000 étudiants à l'étranger contre 85 000 en 2003. Tendance inversée également pour les nouveaux entrants dans l'EU, comme la Bulgarie et la Slovaquie.
Pas d'alarmisme toutefois : avec plus de 54 000 étudiants inscrits à l’étranger, la France compte parmi les pays les plus mobiles, boostée par les échanges Erasmus notamment. La France, mais aussi l’Allemagne et l’Espagne sont les trois pays qui ont su profiter au mieux de opportunités de ces programmes d'échange.
Enfin, si la mobilité française reste "de proximité", en dehors des Etats-Unis, on note des destinations en hausse régulière comme les pays scandinaves et, pour la mobilité “réellement” internationale, l’Australie et le Japon.
Source :
Campus France : La mobilité sortante des étudiants français :éléments de mise en perspective
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