44% des jeunes n'ont pas les moyens de partir en vacances
Les voyages forment la jeunesse dit-on. Mais encore faut-il pouvoir en profiter ! Grand départ pour les uns, petit boulot pour les autres : ils sont nombreux à choisir, un peu contraints, de renoncer à leurs vacances pour un job d’été.
Et parfois, ce n'est pas la panacée, révèle une enquête menée par la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) auprès de 900 jeunes (15-30 ans), membres de l'association ou rencontrés dans les fédérations locales. Une enquête qui ne prétend pas d'ailleurs être totalement représentative de l’ensemble des 15-30 ans en France mais apporte un regard nouveau sur leur été.
Ainsi, quand 92% des jeunes affirment que partir se mettre au vert, c'est important, seuls 61% profitent vraiment de leurs congés, là où 40% ne sont pas en mesure de s'échapper. Par manque de temps (54%) ou manque d’argent (44%), ils sont donc nombreux à devoir trouver des solutions alternatives pour pouvoir assurer leur été. La solution : le petit job, le boulot saisonnier.
Voyages, voyages?
Le job d'été, parlons-en. Tout d'abord, parce que de plus en plus de jeunes (42%) y ont recours non pas pour arrondir leurs fins de mois, mais bien pour pouvoir assurer leurs dépenses quotidiennes au cours de l’année, mais aussi payer leur permis de conduire.
Ensuite, parce que l’étude révèle quelques chiffres inquiétants à propos du travail saisonnier, ces postes de serveurs ou de caissiers vers lesquels se tournent les 15-30 ans : ainsi, 14% des saisonniers n’ont pas de contrat de travail, les heures supplémentaires n'ont pas été rémunérées à 25% d'entre eux (surtout dans l’hôtellerie-restauration et l’animation). De plus, 7% des saisonniers interrogés n’ont pas eu de jour de repos hebdomadaire.
Les plus jeunes (15-23 ans), moins informés et expérimentés, semblent être les plus démunis face aux difficultés du travail saisonnier. Selon les auteurs de l'étude, beaucoup déclarent ne pas connaître leurs droits en tant que salariés et travailler sans contrat de travail.
De plus, il apparaît plus compliqué pour qui vient de quartiers défavorisés (sans surprise, moins nombreux à partir chaque année) de trouver un emploi saisonnier (15% n'arrivent pas à se faire embaucher), bien qu’ils soient plus nombreux à vouloir dénicher la perle rare (30%).
Vous ne regarderez plus les garçons de café de la même manière…
Cette enquête par questionnaires a été diffusée dans toute la France par les jeunes de la JOC durant l’été 2007. Au total, près de 900 jeunes de 15 à 30 ans se sont exprimés sur la manière dont ils ont occupé leur été et les difficultés qu'ils ont rencontré pour partir en vacances.
Source :
JOC : enquête sur l'été des jeunes
1 opinion-
yodamastress, 19 juillet 2008 à 09:29
Il n'y a pas que les jeunes, nombre de familles monoparentales aussi!
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