25% des Français ont sanctionné le président aux municipales
Ils ont voté en masse pour le premier tour des municipales et cantonales ce dimanche 9 mars, au terme d'une campagne mouvementée et fort politisée. Si on est loin du carnage annoncé, ce premier scrutin municipal est toutefois un sévère avertissement pour Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Et ce d'autant plus qu'un quart des électeurs ont infligé un «vote de sanction» au président, comme le martèle Ségolène Royal.
Rivalité, trahison, haine, grandes déclarations et beaux sentiments ... Les Français se sont passionnés pour le soap opéra très franco-français des municipales. Avec un taux de participation de 70% -un record-, ils sont ainsi 47,5% à avoir donné leur voix à la gauche, contre 40% pour la droite et 4,5% seulement pour le MoDem, plaçant la majorité dans une position délicate, bien loin de la 'vague bleue' de 2001, selon un sondage CSA-Dexia publié le 10 mars.
'Vague rose claire'
En 2008, pas de
'révolution rose' mais une 'vague rose claire' plutôt,
qui confirme aussi l'exaspération
croissante de l'opinion face au manque de résultats du
gouvernement en matière de pouvoir d'achat et autres
turpitudes concernant la vie privée du chef de l'Etat ... Au
total, ils sont donc 25% à avoir voté pour sanctionner
Nicolas Sarkozy, preuve également que la gauche a réussi
à politiser et nationaliser l'enjeu de ce scrutin: Si les
sympathisant de gauche constituent le gros du peloton (38%, dont 69%
affiliés au Parti Communiste), ils sont suivis de près
par les ouvriers (36%), les moins de 30 ans (33%), et enfin, les
plus de 50 ans, une population qui avait voté en masse pour Nicolas Sarkozy aux dernières présidentielles.
Selon François Hollande, les électeurs ont exprimé leur "volonté d'avertir le président de la République et le gouvernement sur la politique qui est menée depuis neuf mois". Une dynamique confirmée par les intentions de vote au second tour, où 42% des Français disent préférer voir l'opposition arriver en tête, contre 31% pour l'UMP et 12% pour le MoDem, dont les résultats mitigés ne lui permettent de se maintenir que dans quelques villes. Ayant toutefois atteint pratiquement partout les 5% nécessaire à toute fusion, le Parti Démocrate reste un acteur de poids, courtisé par la droite comme par la gauche.
Perdre en gardant la face
Bilan: la gauche est partie pour gagner ces élections. Et pourtant, on ne peut pas vraiment parler de victoire écrasante. Comme l'explique le journal LeMonde, François Hollande n'a pas encore remporté son pari de reprendre 30 des 40 villes de plus de 20 000 habitants perdues en 2001, et la nette poussée de la gauche n'a pas pris l'allure d'une déroute pour la droite. De fait, si Paris, Lyon, et Lille sont acquis à l'opposition, qui semble également bien placée pour reconquérir Strasbourg, voire Toulouse, et peut espérer gagner Amiens, Angoulême et Orléans, la majorité a résisté dans ses fiefs et espère contrarier les ambitions de la gauche.
De manière générale, les ministres et secrétaires d'Etat qui ont choisi de cumuler leur fonction avec un mandat municipal n'ont pas démérité. Pour Matignon, "Il n'y a pas eu de vote sanction sur le gouvernement ": treize ministres étaient têtes de liste pour les municipales, dont huit l'ont emporté dès le premier tour. De même, des vingt-deux ministres candidats, deux l'ont emporté dans des villes détenues jusque là par la gauche : Laurent Wauquiez au Puy-en-Velay (Haute-Loire) et Luc Chatel à Chaumont (Haute-Marne). "Ce ne sont pas de très bons résultats, mais ce n'est pas l'apocalypse", déclare Alain Marleix, chargé des élections à l'UMP dans les pages du Monde. Une manière de dire qu'il est possible de perdre en gardant la face?
téléphone le 9 mars 2008 au domicile des interviewés.
Echantillon représentatif de 2006 personnes âgées de 18 ans et plus, inscrites sur les listes électorales des communes de plus de 3500 habitants, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et par catégorie de commune.
2 opinions-
Falbalas, 22 mars 2008 Ã 23:26
Ce n'est pas un vote sanction, mais une irritation, passagère, à l'endroit du Président, pour inconduite supposée avant son union avec Carla. -
thononais, 11 mars 2008 Ã 12:34
une nette victoire de la gauche!! ça fait du bien.meme a Evian ou le deputé Marc francina gagne seulement de 33 voix alors que les sondage de la semaine precedente le donné vainqueur a plus de 60 %.vive la gauche!on revient!on gagnera









